Le journal BWA · 4 min de lecture · 14 septembre 2026

Le prototype répond d’abord à une question

Un prototype sert à vérifier un parcours, un intérêt ou une interaction. Il peut utiliser des données fictives et des raccourcis techniques tant que ceux-ci sont connus. Sa valeur vient des décisions qu’il aide à prendre. Il ne faut donc pas le juger avec les mêmes critères qu’un produit déjà utilisé par les clients et les équipes.

La production introduit d’autres responsabilités

Lorsque plusieurs personnes utilisent un outil, les droits d’accès, les erreurs et l’intégrité des données deviennent essentiels. Que se passe-t-il si deux personnes modifient le même dossier ? Si une connexion échoue ? Si un utilisateur essaie de consulter une information qui ne lui appartient pas ? Ces situations demandent des réponses explicites dans la conception et dans le code.

Le code généré reste du code à comprendre

Le développement assisté par IA peut faciliter l’exploration et la production. Il ne remplace pas la lecture des changements, la compréhension des dépendances ou les tests de comportement. Une fonction qui semble correcte sur un exemple doit être évaluée sur les limites du métier. Les décisions structurantes doivent rester compréhensibles par l’équipe qui assurera la maintenance.

Organiser la reprise sans tout jeter

Une base générée peut être conservée en partie. L’audit permet de distinguer les éléments utiles, les zones à consolider et les choix à reprendre. Le passage à la production peut alors se faire par lots : données et permissions, parcours prioritaires, intégrations, puis exploitation. L’objectif est de protéger les apprentissages du prototype tout en construisant une suite durable.

Penser au jour où quelque chose change

Un logiciel est aussi un processus de mise à jour, une documentation et une façon de réagir aux incidents. Qui peut le déployer ? Comment restaure-t-on les données ? Comment retrouve-t-on la cause d’un échec ? Ces éléments font partie du produit, même s’ils ne figurent pas dans la maquette.

Le bon usage du vibe coding : accélérer l’apprentissage et la réalisation, tout en gardant la responsabilité des choix, des tests et de l’exploitation.